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Fatigue automnale : pour quoi ne pas s'autoriser à ralentir ?

il y a 3 jours
5 min de lecture


Toi aussi, tu as l'impression que le mois de septembre t'a roulé dessus ?


Tu étais revenu.e de vacances avec des projets plein la tête, des bonnes résolutions et une motivation à toute épreuve. Reprendre le sport, prendre enfin du temps pour toi, lancer ce projet qui traîne depuis des mois…

Bref, tu étais prêt.e à conquérir le monde.


Et puis arrive octobre. Les journées raccourcissent, les températures baissent et, bizarrement, ton énergie commence à se faire la malle.

Tu te sens fatigué.e, tu as moins d'entrain et ta liste de choses à faire te paraît soudain beaucoup moins réjouissante.


Bienvenue dans l'automne !

Mais avant de te reprocher ton manque de motivation, si tu prenais un instant pour te poser une autre question : et si tu n'avais pas besoin d'en faire plus, mais simplement de changer de rythme ?


Fatigue automnale : pourquoi a-t-on parfois un coup de mou en octobre ?


La fatigue en automne peut avoir plusieurs explications. La baisse de luminosité, le changement de rythme après les vacances et la reprise des obligations peuvent notamment contribuer à cette sensation de fatigue.


Mais il y a aussi quelque chose dont on parle moins : la pression qu'on se met à la rentrée.

On veut repartir sur de bonnes bases, reprendre le contrôle, concrétiser toutes les idées qui ont germé pendant l'été. On remplit son agenda, on multiplie les objectifs et on se promet que cette année, on va vraiment tout faire.

Sauf que nos journées n'ont toujours que 24 heures.

Et notre énergie n'est pas illimitée.

Alors, quand le rythme commence à devenir difficile à tenir, on culpabilise. On se dit qu'on manque de discipline, qu'on devrait être plus organisé.e ou qu'on n'est décidément pas assez motivé.e.


Et si le problème n'était pas toi, mais le rythme que tu essaies de maintenir ?

Tu n'es pas obligé.e de fonctionner à plein régime toute l'année. Et tu n'as pas besoin de transformer chaque baisse d'énergie en un nouveau problème à résoudre.

Parfois, le plus utile est simplement de regarder les choses autrement.



Ce que les arbres peuvent nous apprendre sur le changement de saison, ou comment s'autoriser à ralentir...


Est-ce que tu as déjà vu un arbre se mettre à faire de nouveaux bourgeons en automne ?

Non. (Bon, avec le climat qui part en sucette, on ne répond plus de rien. Mais quand même !)

La nature a un truc à nous apprendre : chaque saison a son rythme.


À l'automne, les arbres à feuilles caduques récupèrent une partie des nutriments contenus dans leurs feuilles avant de les laisser tomber. Ils conservent ainsi des ressources qu'ils pourront réutiliser plus tard.

Ils ne cherchent pas à maintenir leur apparence estivale à tout prix. Ils s'adaptent aux conditions du moment.

Et nous, pendant ce temps-là, on s'évertue à conserver le même niveau d'activité toute l'année.

On continue à lancer des projets, à remplir nos agendas et à dire oui à tout, même quand on sent qu'on commence à tirer sur la corde.

Et si on arrêtait, nous aussi, de vouloir être en pleine floraison toute l'année ?

L'automne peut être une invitation à ralentir, à faire le point et à revenir à soi.

Pas pour abandonner ses ambitions. Mais pour vérifier qu'on court toujours dans la bonne direction.


Ralentir sans culpabiliser : et si tu profitais de l'automne pour faire le tri ?

Faire une pause ne signifie pas renoncer à ses projets.

Et ralentir ne veut pas dire reculer.


C'est parfois simplement accepter que tout ne peut pas être prioritaire en même temps.

Tu peux avoir envie de développer ton activité sans accepter toutes les sollicitations.

Tu peux vouloir avancer sur un projet sans y consacrer toutes tes soirées.

Tu peux avoir des ambitions et décider, malgré tout, de te garder un dimanche sans programme.

Oui, même si ta to-do list n'est pas terminée, sinon, autant te dire que tu risques d'attendre longtemps avant de mériter ce repos !


L'automne est une bonne occasion de prendre du recul et de faire le bilan des derniers mois.

Qu'est-ce qui a bien fonctionné ?

Qu'est-ce qui t'a demandé beaucoup d'énergie ?

Quels projets ont encore du sens pour toi ?

Et lesquels continues-tu à poursuivre plus par obligation que par envie ?


Tu n'as pas besoin de tout révolutionner.

Parfois, enlever une chose de ta liste fait plus de bien qu'en ajouter trois.

Et parfois, le meilleur programme consiste à se rouler en boule sous un plaid avec un chocolat chaud. Ou une tisane, pour la version healthy. 😉



Un petit exercice de coaching pour faire le point cet automne

Je te propose de prendre cinq minutes, tranquillement, pour réfléchir à deux questions.

Pas besoin d'y répondre immédiatement. Laisse-les faire leur chemin.


1. Qu'est-ce que tu continues à porter alors qu'il serait peut-être temps de le laisser aller ?

Un projet qui ne te fait plus vibrer ? Une obligation que tu t'imposes ? Une habitude qui t'épuise ? Une attente envers toi-même qui te met une pression inutile ?

Essaie d'identifier une seule chose que tu pourrais alléger, reporter ou arrêter.


2. Si tu t'autorisais à ralentir sans culpabiliser, qu'est-ce que tu ferais différemment ces prochaines semaines ?

Moins de rendez-vous ? Davantage de temps pour toi ? Un projet mis en pause ? Des soirées où tu ne cherches pas à rentabiliser chaque minute ?

Imagine ce que tu changerais si tu n'avais rien à prouver à personne.


Puis demande-toi : quelle petite décision pourrais-tu prendre dès cette semaine pour te sentir un peu plus en accord avec ton rythme ?

Pas besoin d'un grand bouleversement. Un premier pas suffit.



Cet automne, tu n'as pas besoin de faire pousser de nouveaux bourgeons

La fatigue automnale peut être l'occasion de questionner notre façon de vivre, de travailler et de gérer notre énergie.

Au lieu de chercher systématiquement à retrouver le rythme effréné de septembre, tu peux choisir de faire le point, de préserver ton temps et de laisser de la place à ce qui compte vraiment.

Tu n'as pas besoin d'être au maximum de tes capacités tous les jours. Tu n'as pas besoin de mener tous tes projets de front. Et tu n'as pas besoin d'attendre d'être épuisé.e pour t'autoriser à souffler.

Cet automne, tu peux récupérer tes ressources, laisser tomber quelques feuilles et préparer tranquillement la suite.

La nature ne se presse pas pour retrouver ses bourgeons. Et pourtant, le printemps revient.

Alors, la prochaine fois que tu croiseras un arbre qui perd ses feuilles, prends deux secondes pour le regarder.

Il ne fait pas une crise existentielle parce qu'il n'est plus en fleurs. Il suit son rythme, tout simplement.

Et si on essayait d'en faire autant ?


Prends soin de toi,

Laureline


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